Eugénie Eboué (1891-1972)

Eugénie Eboué est née Eugénie Tell le 23 novembre 1891 à Cayenne (Guyane).

Après des études à Montauban, elle revient en Guyane pour exercer le métier d’institutrice et se marie avec Felix Eboué. Elle part avec lui au Tchad lorsqu’il y est nommé gouverneur en 1938.

Ralliée comme son mari au général de Gaulle en 1940, Eugénie Eboué s’engage dans les auxiliaires féminines de la France libre et sert comme infirmière à l’hôpital de Brazzaville.

Après le décès de son époux en 1944, elle adhère à la SFIO et, députée de la Guadeloupe, elle est la première Afro-descendante élue à l’Assemblée nationale en 1945.

Conseillère municipale de Grand-Bourg (Guadeloupe) en 1945, elle devient sénateur de la Guadeloupe en 1946.

En 1947, elle adhère au RPF du général de Gaulle.

Une rue du 12e arrondissement de Paris porte son nom.

 

 

Ecrit par

5 Contributions

  1. Guillaume dit :

    J’ignorais. Je partage.

  2. Louis Dessout dit :

    Cette féministe fut également l’une des premières résistantes de l’Afrique, la première députée, puis sénateur de la Guadeloupe.
    Elle créa la première union des femmes africaines.

    D’aucuns souhaitent qu’elle réalise son rêve: reposer, au Panthéon, aux côtés de son époux, le gouverneur général Félix Éboué.

  3. Evelyne dit :

    J’ai une rue Félix-Eboué devant chez moi à Paris dans le 12e !

  4. Joss Rovélas dit :

    L’épouse aussi brillantte que le mari.

    Mais pourquoi ne parle t-on jamais de cette « femme-femme » avant toutes les féministes occidentales bien tardives ?

    Faudrait-il aussi aux féministes pour défendre les droits des femmes que le symbole humain soit blanc ?

    Il y aurait donc aussi du racisme/négrophobe dans le féminisme ?

    Cela est d’autant plus choquant que la femme et l’homme blanc représentent moins de 10% de la population mondiale….

    Le symbole pourrait donc être issu des 90% restant de la population du globe…

    • Martine dit :

      Enfin, le « féminisme occidental » est quand même assez ancien, il ne faut pas l’oublier. Olympes de Gouges, auteure de la Déclaration de la femme et de la citoyenne, en réponse à la Déclaration des droits de l’Homme – qui ne concernait que les hommes – abolitionniste pour ce qui est de l’esclavage, n’a-t-elle pas été guillotinée en 1793? Ca ne retire rien à Mme Eboué, ni à d’autres féministes noires, elles aussi très anciennes comme Sojourner Truth, née esclave en Amérique en 1883 et abolitionniste. Vivant dans un pays majoritairement blanc, elle a eu à lutter à la fois contre le racisme – parfois au sein même du mouvement féministe – et contre le sexisme blanc et noir.

Ajouter une contribution