Existe-t-il une beauté noire ?

Dans les sociétés occidentales, la beauté est communément symbolisée par la beauté féminine exaltée par des publicités auxquelles il est difficile d’échapper. Elles imposent des modèles arbitrairement choisis auxquels les femmes doivent s’identifier et que les hommes sont censés désirer.

Le parti pris raciste des publicitaires, c’est que les gens ne pourraient s’identifier qu’à des modèles qui leurs ressemblent. Or force est de constater que les modèles féminins imposés par la publicité ne ressemblent guère aux femmes qui sont censées s’identifier à ces modèles. Dans ces conditions, la couleur de la peau a-t-elle beaucoup d’importance ?

Il est assez probable que si les modèles des publicités – au lieu d’être systématiquement choisis dans les pays nordiques selon les critères du IIIe Reich- étaient des beautés africaines, la consommation des produits (que la beauté fait vendre) n’en souffrirait pas.

L’harmonie des formes et des traits n’a bien évidemment rien à voir avec la couleur. Il n’y a pas plus de beauté noire que de beauté blanche.

 

 

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8 Contributions

  1. JCL dit :

    Si l’on parle d’harmonie et de couleurs, on peut prolonger le débat.

    L’univers est-il si restreint qu’il ne puisse accepter qu’une forme d’harmonie ?
    Y a t-il plusieurs harmonies possibles ? Avec des couleurs différentes ?

    Puisque la métaphore est musicale, alors je vous soumets le point de vue suivant, celui du musicien que j’essaie d’être. Sans doute avez vous entendu parler de la « note bleue », caractéristique du blues et du jazz ?

    En l’occurrence : blue is so black…

    Les règles de l’harmonie ont évolué avec l’apport de la musique afro-descendante, et ce n’est pas qu’un effet de mode !
    Avec ces nouvelles « couleurs » et rythmes qu’ils ont apporté à la musique, les afro-descendants ont révolutionné à jamais notre écoute, notre oreille, notre appréciation générale de la Beauté.

  2. JCL dit :

    Je suis « blanc » et j’ai toujours trouvé pour ma part (mais c’est mon goût très personnel) les femmes « noires » beaucoup plus belles et plus attirantes que les autres.
    Mes amis disent que je fais presque du « racisme à l’envers », car seules les Africaines m’attirent.
    Pour moi, il y a incontestablement une beauté « noire » et même plusieurs types de « beautés noires », comme il y a plusieurs types de « beautés blanches ». Certains seront attirés par les Suédoises, d’autres par les Italiennes… Comme d’autres pourront ne jurer que par les femmes peules, ou les uns par les femmes bantous.
    Il y a des beautés (et des laideurs) de toutes les couleurs, mais les femmes africaines ont pour moi une proportion de beauté très supérieure aux Occidentales. Est-ce la féminité des femmes africaines, souvent promptes à dépenser une fortune dans l’habillement et la cosmétique, qui en est à l’origine, à la différence des « blanches » post-soixante-huitardes souvent négligées ? C’est un sujet qui mérite un débat.
    Je trouve simplement les Africaines beaucoup mieux faites que les « blanches », de manière générale.
    J’ajoute que culturellement, les femmes africaines savent vraiment danser. Dans les lieux de rencontres et d’observation que sont les discothèques, la mise en valeur de leur corps par la grâce et le rythme de leurs mouvements ajoute à leur beauté un charme absolument irrésistible.
    Mais ce que je dis n’engage que moi. Ce n’est pas une vérité absolue. Ce sont juste mes goûts.
    Donc oui, il y a une beauté noire… et blanche et arabe et asiatique, etc, et libre à chacun d’y trouver son bonheur !

    • Dahlia dit :

      C’est quand même un beau ramassis de clichés racistes que tout ceci !
       » Les femmes noires savent danser », « les blanches sont négligées »
      Vos préférences vous regardent, mais si elles sont guidées par ce genre de clichés, je plains les femmes qui vous plaisent et donc j’espère ne jamais faire partie !

      • JCL dit :

        Ce sont effectivement des clichés, chère Dahlia, mais l’appareil photo qui les a pris, ce sont mes yeux.
        Maintenant mes yeux n’ont pas tout vu, et je n’ai jamais eu la prétention de dire que mon regard est absolu.

        Pour autant , accepter les différences, ce n’est pas les nier !

        Naturellement une femme occidentale qui aurait grandi en Afrique, où la danse et la musique ont une place différente de celle qu’elles occupent en Europe, pourrait tout aussi bien danser dans le rythme. Ce n’est pas une question de gènes, c’est pourquoi j’avais précisé « culturellement ».

        J’ai pu également constaté que beaucoup des femmes africaines que j’ai eu la chance de rencontrer sont polyglottes, et maîtrisent souvent 3,4 langues et dialectes.

        Vous froisserais-je également si je prétends que c’est loin d’être le cas de la majorité des femmes blanches ?

    • LaCec dit :

      Votre vision est très guidée par la mode…

      Cela fait très peu de temps que les « femmes noires » se sont laissées entraîner dans la « consommation » (puisque ça n’est qu’un marché) de cosmétiques et toutes sortes de produits très mauvais pour leur santé la plupart du temps.
      La « mise en valeur de leur corps » telle que vous la décrivez se produit dans le cadre de mise en scène occidentales ou occidentalisées de leur corps. Dans un autre contexte, la sexualisation est bien moindre.
      Mais comme vous dites, c’est vous qui voyez les choses ainsi. Sachez juste qu’on vous guide les yeux…

      • JCL dit :

        Cher Lacec, vous avez certainement raison : je suis quelque part une victime de la mode, et je m’en réjouis.
        Permettez moi de préférer la mode qui a dévoilé la BEAUTE NOIRE (je mets des majuscules partout pour ne pas en mettre qu’au « n ») au travers de Katoucha, Naomi Campbell, Iman, et tant d’autres… Plutôt que celle d’un autre temps où l’on exhibait la Vénus hottentote !

  3. sacré dit :

    Les femmes africaines, au lieu de s’affirmer telles qu’elles sont, sont trop souvent écrasées par un complexe d’infériorité.

  4. Joss Rovélas dit :

    Le problème, c’est que la population africaine et afro-descendante dite « communauté noire » est institutionnellement, spirituellement, socialement et culturellement privée de tout respect par la dite « civilisation supérieure occidentale » impérialiste, colonialiste, esclavagiste, méga-criminelle et génocidaire.

    Les femmes de cette communauté noire ostracisée et occultée ne peuvent donc en aucun cas servir de modèle à cette société du spectacle de la Blanchitude.

    Il n’y a donc pas de surprise et encore moins de scandale à ce que les membres de cette communauté des Africains et afro-descendants tentent de faire valoir qu’ils existent et ont autant de valeur que les leucodermes de la Blanchitude en mettant en avant leurs atouts occultés.

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