Henry de Lesquen, hobereau eugéniste, raciste et négrophobe

Henry de Lesquen, hobereau eugéniste, raciste et négrophobe.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Henry de Lesquen, né en 1949, n’a rien d’original. Issu d’une famille bretonne de petite noblesse, mais qu’il dit ancienne, il était voué, dès sa  naissance à devenir – dans le meilleur des cas – officier de marine, polytechnicien, élève de l’E.NA., à épouser une jeune fille tradi-catholique rencontrée dans un rallye versaillais, à remâcher discrètement, au jockey club et à l’association d’entraide de la noblesse française, les vieilles lunes réactionnaires et légitimistes, bref à pester – mais à voix basse – contre les juifs et les nègres.

De ce point de vue, il n’a déçu ni sa famille ni son milieu et la grisaille de sa vie, qui résume les poncifs les plus stupides de la France eugéniste, pétainiste et moisie, prêterait plutôt à sourire.

Le problème de Lesquen, c’est d’avoir eu l’ambition de faire parler de lui, ce qui, dans son milieu – normalement – ne se fait pas.

Il a bien participé dans sa jeunesse au club de l’horloge, qui se voulait le think-tank de l’extrême droite, mais sans pouvoir jamais s’y distinguer.

Ayant tenté de se faire élire à Versailles, ce grand admirateur de Nadine Morano s’est lancé, en 2017, grâce aux loisirs que lui laissaient sa retraite et la présidence de radio Courtoisie, sur un nouveau terrain : la négrophobie, sûr qu’il était de jouir, vu l’ambiance, d’une totale impunité.

Lesquen est ouvertement raciste et plus précisément négrophobe. Rien là non plus d’original lorsqu’on est issu d’une famille de marins bretons qui s’honore, peut-être, de quelques négriers et colons esclavagistes.

Mais ce qui distingue ce Versaillais, c’est qu’il se lance en 2017 – sous le prétexte d’une improbable candidature à l’élection présidentielle- dans l’expression publique de cette négrophobie en ouvrant plusieurs comptes Twitter ( Henry de Lesquen @HenrydeLesquen, Henry de Lesquen 2017 @H2L2017 et Jeunesse Lesqueniste @JeunesavecHenry),  qui recèlent un florilège de formules de ce genre :

« France, pays de race blanche. » Plus qu’un constat d’identité, un mot d’ordre. Il faut empêcher la mélanisation et engager la réémigration. » (4 octobre 2017)

« Les caucasoïdes se passeraient fort bien des congoïdes. » (11 octobre 2017)

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La « pensée » de Lesquen, obsédée par l’idée de « race », se résume au fait que la France serait négrifiée et que cette négrification serait bien plus dangereuse encore que l’islam.

Lesquen, qui explique dans ses tweets qu’il est un vrai Français puisque de « race blanche », soupire en toute impunité sur l’explosion, en France de la « race congoïde ».

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Pour être faire moins nazi, et plus instruit, au mot de négrification, il préfère celui de « mélanisation ».

Tout cela a déjà été dit dans Mein Kampf mais ce qui frappe, c’est la volonté de Lesquen de faire passer Marine Le Pen pour une gauchiste négrophile.

Lors d’une émission diffusée sur France 2 (Envoyé spécial) en juin 2015 ne lui reproche-t-il d’être « visiblment sous influence » et de « s’éclater dans une boîte de nuit en écoutant de la musique nègre » un signe d’inculture qui la positionnerait à gauche ?

 

 

Dès lors peut-on se demander si Lesquen n’agit pas en service commandé pour rendre Mme Le Pen sympathique aux yeux des Afro-descendants et autres rejetons de la « race congoïde » qui n’auraient aucune raison, a priori, de voter pour elle.

Mis à part cette explication rationnelle, on ne peut voir dans ces incroyables propos que l’explosion de la sottise et de l’ignorance la plus crasse, sinon le signe avant-coureur de quelque démence sénile.

Lesdits propos, en tout cas, tombent sous le coup de la loi pour « incitation à la haine raciale » . On se réjouirait que le parquet y donne rapidement les suites qui conviennent et que Twitter ferme rapidement les trois comptes nauséabonds du vicomte Henry de Lesquen du Plessis Casso, qui s’est manifestement trompé d’époque.

Lesquen a comparu le 7 décembre devant la justice (17e chambre correctionnelle du TGI de Paris) .

Le parquet a requis contre lui 6 mois de prison avec sursis et 15000 euros d’amende. La décision du tribunal doit être rendue le 25 janvier 2017.

En attendant, Lesquen, continue à déverser tranquillement sa haine négrophobe sur les réseaux sociaux, ainsi le 18 décembre 2016, après lorsque l’Afro-Guyanaise Alicia Ayliès a été élue miss France 2017.

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Nul doute qu’un séjour en prison serait de nature à modérer les propos de M. de Lesquen.

 

 

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