Jeux olympiques de Mexico 1968

Qui se souviendrait des jeux olympiques de Mexico 1968 s’ils n’avaient été marqués par la spectaculaire protestation de deux champions afro-américains du 200 m lorsqu’ils sont montés sur le podium le 17 octobre 1968.

Ayant tout deux enlevé leurs chaussures, le vainqueur de l’épreuve, Tommie Smith, et le second, John Carlos, grimpèrent en chaussettes et levèrent un poing ganté pendant que résonnait l’hymne national des États-Unis, pour protester contre les discriminations visant les Afro-Américains dans leur pays.

Bannis du village olympique pour ce geste, les deux athlètes ont été suspendus de l’équipe américaine et exclus à vie des jeux olympiques.

Smith et Carlos étaient partisans du boycott des jeux olympiques par les Afro-Américains tant que leurs droits seraient bafoués aux USA.

La solidarité du troisième homme, l’Australien Peter Norman, est moins connue. C’est pourtant lui qui avait eu l’idée des mains gantées et, en gardant sur le podium le visage fermé, comme ses deux camarades, il montra assez qu’il était entièrement solidaire.

Par la suite, Peter Norman, lui même très engagé contre la politique de l’Australie blanche, affirma et manifesta son soutien en arborant un badge à l’effigie des deux Afro-Américains, ce qui lui valu de n’être plus jamais sélectionné par les autorités sportives de son pays.

Norman est mort en 2006 à Melbourne. Pour ses obsèques, Tommie Smith et Carlos ont fait le voyage pour lui rendre un dernier hommage en portant son cercueil.

Un complexe sportif de Saint-Ouen (2004) et la maison des sports de La Courneuve (2007) ont pris le nom de Tommie Smith, en sa présence.

En 2011, une statue de Tommie Smith – L’homme droit – a été érigée à Fort-de-France (Martinique) au stade Pierre-Aliker, également en présence du champion.

 

La protestation de Smith et Carlos, Mexico 17 octobre 1968

(archives INA)

 

 

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