Le Brésil

Le Brésil a été abordé par le navigateur portugais Pedro Alvares Cabral le 22 avril 1500. Les Portugais en colonisèrent aussitôt le littoral et y développèrent la culture de la canne à sucre, déjà prospère à Madère, dans la région du Pernambouc, au nord-est.

Dans un premier temps, ce sont des indigènes qui furent mis en esclavage pour cultiver la canne. Des Africains les remplacèrent à partir de 1532 dans des conditions véritablement génocidaires avec moins de 5 ans d’espérance de vie.

À la fin du 16e siècle, la colonie portugaise du Brésil était le premier pays producteur de sucre et supplantait Madère.

En 1570, on dénombrait au Brésil 20 000 Européens, 30 000 Africains et 800 000 autochtones, avec une forte tendance au métissage entre Européens et Africains du fait de la rareté des femmes européennes.

À partir de 1523, les Français tentent sporadiquement de s’établir au Brésil. Ils en seront définitivement chassés en 1615 et se consoleront en colonisant les Antilles.

Dès 1628, la région sucrière du Pernambouc attire la convoitise de la Hollande qui  s’en empare en 1630. Une importante communauté israélite d’origine hollandaise (pour la plupart des juifs portugais réfugiés en Hollande au 16e siècle) s’y développe aussitôt et parvient à s’entendre avec celle des planteurs portugais marranes originaires de Madère. Les Hollandais capitulent finalement en 1654 après avoir développé leur propre système d’économie esclavagiste et l’avoir exporté à La Barbade, où l’esclavage est autorisé par les Britanniques en 1636.

En 1654, les juifs hollandais chassés du Brésil se réfugieront aux Antilles françaises et y introduiront l’économie sucrière esclavagiste.

Dans le Brésil du 17e siècle, le marronnage se développe aussi vite que l’esclavage. Les marrons fondent même un véritable État : Palmarès.

L’esclavage ne sera définitivement aboli au Brésil que par la loi d’or du 13 mai 1888.

Sur 200 millions de Brésiliens, la moitié au moins de la population descend des esclaves déportés d’Afrique.

Malgré leur importance numérique, et malgré une façade d’ouverture au métissage, les Afro-descendants sont particulièrement discriminés au Brésil, où le racisme et la négrophobie se portent bien.

 

 

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1 Contribution

  1. LaCec dit :

    Intéressant… ça donne envie d’aller explorer les détails de cette histoire.

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