Léon-Gontran Damas (1912-1978)

Léon-Gontran Damas, né à Cayenne (Guyane) vint faire ses études secondaires en Martinique et rencontra Aimé Césaire, dont il devint l’ami, au lycée Schoelcher.

Damas séjourna à Paris pour y poursuivre ses études à la faculté de droit et à l’École des langues orientales à partir de 1929. Il y bientôt retrouva Aimé Césaire et, comme lui, il fut assidu chez Paulette Nardal.

Damas, à la différence de Césaire, sortait beaucoup, notamment dans les cabarets où il aimait aller écouter du jazz.

Damas collabora au journal L’Étudiant noir à partir de 1935. On le considère comme l’un des piliers du mouvement littéraire dit de la négritude.

Après avoir publié un premier recueil poétique, Pigments (1937), où il dénonce l’idéal assimilationniste des colonisés, il s’engagea dans l’armée contre les nazis.

Élu député de Guyane de 1948 à 1953, il rédigea en 1950 un rapport, qui reste une référence, sur la répression coloniale en Côte d’Ivoire.

Damas s’installa à partir de 1970 aux États-Unis où il enseigna.

 

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1 Contribution

  1. Joss Rovélas dit :

    Dommage que ce grand monsieur, plus vertical que certains de ses contemporains (car lui s’est engagé dans la lutte contre le nazisme), ne soit pas plus souvent cité, étudié et glorifié par la communauté des ADA.

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