Pierre Cayet

Pierre Cayet était un Guadeloupéen de 54 ans, ordinaire et sans histoires. Il était handicapé pour avoir subi une greffe du rein.

Samedi 25 avril 2015, à 01 h 40, alors qu’il allait fêter ses fiançailles et qu’il circulait avec sa compagne sur l’A1, il est arrêté par la police pour un contrôle, au niveau de Saint-Denis.

D’après la police, son test d’alcoolémie aurait été très légèrement supérieur au maximum autorisé : 0,48 g au lieu de 0,40. De ce fait, sa voiture est immobilisée.

Une heure et demie plus tard, accompagné de sa compagne, Pierre Cayet se présente au commissariat de Saint-Denis pour demander à récupérer ses papiers qu’il a laissés dans la voiture. On l’éconduit. Il insiste. Il est gazé. Puis frappé par un policier d’un coup qui le fait tomber et heurter la bordure du trottoir. Il mourra à l’hôpital.

Naturellement, pour la police de Saint-Denis, il s’agit d’un malencontreux accident qui n’a rien à voir avec le racisme et la négrophobie.

« L’enquête est en cours » comme on dit en France…

À Saint-Denis pourtant, la police, appelée par le directeur du théâtre Gérard Philipe, Jean Bellorini, s’était illustrée, cinq mois plus tôt, les 27, 29 et 30 novembre 2014, par des violences racistes et négrophobes devant le théâtre, lors de l’exposition controversée Exhibit B

« Ils ont tué mon frère » : reportage vidéo du journal Le Parisien

 

 

 

 

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1 Contribution

  1. Joss Rovélas dit :

    Encore un exemple qui devrait nous conduire à nous occuper des violences policières négrophobes françaises au lieu de toujours faire diversion avec les violences policières des USA.

    Surtout que là bas au moins il y a contestation et action de masse contre ces faits alors qu’ici, dans le pays des « droits de l’homme à géométrie variable », il n’y a rien en face de l’arbitraire d’un racisme institutionnel de type négrophobe…

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