Pourquoi, voici 80 000 ans, certains Africains ont-ils quitté l’Afrique et sont devenus « blancs » ?

La science le confirme : les premiers hommes – homo sapiens – sont apparus progressivement en Afrique, il y a plus de 100 000 ans et moins de 200 000.

Ils avaient une dose de mélanine élevée. Par conséquent, leur peau, leurs yeux et leurs cheveux étaient sombres. En Occident, on dirait que c’étaient des «noirs».

Leurs traits correspondaient probablement aux phénotypes les plus répandus actuellement en Afrique.

Leurs cheveux étaient également crépus.

La forme des cheveux dépend du bulbe (la racine) : droit ou incurvé. Les bulbes incurvés donnant des cheveux crépus épais et plats, combinés avec un cuir chevelu plus épais, permettent une meilleure protection du crâne contre le soleil et une meilleure résistance aux climats très humides.

En un mot, c’est incontestablement en Afrique que se trouve le phénotype originel de l’humanité.

Il y a 80 000 ans, certains hommes, pour trouver de la nourriture, ont migré progressivement vers le nord, ce qui a amené, par sélection naturelle, en fonction de la dose de mélanine, la peau, les yeux et les cheveux, à s’éclaircir progressivement au fur et à mesure que les hommes s’établissaient plus au nord. En même temps, les cheveux sont devenus droits, l’odeur de leur transpiration (liée à la mélanine) et leurs traits différents.

La mélanine est une substance qui se trouve, à plus ou moins forte dose, dans la peau, la membrane de l’œil et les cheveux des êtres humains.

C’est la mélanine qui détermine la couleur plus ou moins foncée de la peau et la couleur plus ou moins foncée des yeux.

En l’absence de mélanine, les yeux prennent, par transparence, la couleur de la couche profonde de l’iris, qui est bleue.

D’une manière générale, la mélanine est relativement plus importante chez les hommes que chez les femmes.

L’absence complète de mélanine est une anomalie génétique appelée albinisme.

La mélanine absorbe les rayons ultraviolets B du soleil et du même coup diminue la capacité de produire de la vitamine D à partir de ces rayons ultraviolets.

La carence en vitamine D expose au rachitisme et à différents problèmes que les Inuits, arrivés tardivement au Groenland (8000 avant J.C.), ont résolus par une alimentation particulière à partir de la graisse d’animaux marins, riche en vitamine D.

Ainsi, ceux qui se disent « blancs » sont en fait les descendants des migrants africains, forcément « noirs » d’il y a 80000 ans.

Ainsi, les théories faisant état de « races » différentes sont elles ridicules dans la mesure où elles sont véhiculées par des gens ignorants.

Il est donc vivement conseillé aux Africains et aux Afro-descendants qui refont au XXIe le chemin de l’exode et s’exposent aux rigueurs de l’Europe d’éviter de traiter leurs frères européens d’Africains dégénérés (ce qui serait mal perçu), mais d’être fiers de leur couleur et de leurs beaux cheveux – phénotype originel de toute l’humanité – tout en veillant à compenser leur carence en absorbant de la vitamine D d’octobre à avril.

On comprend que cette nostalgie du paradis perdu (l’Afrique) ait alimenté tous les mythes européens. Peut-être explique-t-elle la fascination des Européens pour leurs origines lointaines et tous les crimes que cette fascination, combinée à l’ignorance, a pu occasionner.

Il n’y a finalement aucun paradoxe à voir le plus puissant payas occidental gouverné par un Afro-descendant.

Le malheur des hommes contemporains est-il, pour les uns, comme pour les autres d’avoir oublié qui ils sont parce qu’ils se souviennent pas d’où ils viennent.

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2 Contributions

  1. Salouman dit :

    J’aime beaucoup le sujet. Dommage que personne n’y ai ajouté des commentaires.
    Je cherchais en fait, avant de tomber sur votre site, des infos relative au fait que l’Afrique comporte des blancs mal assimilés dans le nord du continent.

  2. AUGUSTE LOBE dit :

    Très instructif !

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