racialisme

Le mot racialisme est un néologisme apparu à la fin du XXe siècle.

Il est notamment utilisé dans l’essai Nous et les autres (1989) de Tzvetan Todorov ou dans La couleur et le sang (1998) de Pierre-André Taguieff.

L’idéologie racialiste est un sophisme (une imposture à prétention philosophique) destiné à dédouaner sélectivement de toute accusation de racisme certains personnages historiques, certaines idéologies  ou politiques contemporaines, fondées sur l’idée de « race », d’ « ethnie »  (un mot à prétention « scientifique » pour dire « race ») ou de « peuple ».

Elle permet de simuler une attitude d’objectivité « scientifique », en modérant les jugements qui porteraient sur des auteurs, scientifiques, ou politiques manifestement racistes et négrophobes, en les qualifiant simplement de « racialistes ».

Exemples :

Voltaire, Napoléon, Gobineau, Paul Bert, Hovelacque, Ferry etc n’auraient pas été racistes, mais simplement racialistes.

De même, les contemporains qui font reposer leur doctrine ou leur propos sur l’appartenance supposée à un « peuple », voire à une prétendue race, ne seraient pas racistes mais « racialistes ».

Le fait d’affirmer l’existence de races humaines sans toutefois prétendre qu’une race serait supérieure à une autre (l’attitude d’une écrasante majorité de Français, selon les sondages annuels de la commission nationale consultative des droits de l’homme) ne serait pas raciste, mais « racialiste ».

Le racialisme sous-tend insidieusement la législation française. Il est inscrit dans la constitution (article 1).

Un excellente critique du racialisme par l’avocate Elodie Tuaillon Hibon

 

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