Robert Hiraux maire-adjoint FN de Villers-Cotterets accusé de racisme

Robert Hiraux, maire-adjoint Front national de Villers-Cotterêts (Aisne), fait l’objet de trois plaintes déposées le dimanche 28 septembre 2014 à la brigade locale de gendarmerie par des administrés originaires des Antilles. Les faits seraient survenus le vendredi 26 septembre devant la gare de Villers-Cotterêts.

Alors que M. Beaudry, habitant de Villers-Cotterêts, originaire des Antilles, attend sa femme au train de Paris de 18 h 46, très fréquenté le vendredi, ce qui oblige à stationner en double file, il est pris à partie par un membre de la nouvelle municipalité :

« Retourne dans ta cambrousse, dans ta forêt ! » se serait exclamé devant plusieurs témoins M. Robert Hiraux, à l’endroit de M. Beaudry et de son épouse.

Une autre Cotterézienne, Jessica Arlapen, elle aussi originaire d’outre-mer, fait remarquer à M. Hiraux que nombreux sont les automobilistes à être en double file et que seuls deux Antillais sont mis en cause.

M. Hiraux aurait alors réitéré les mêmes insultes racistes à l’égard de cette administrée, ajoutant qu’elle a de la chance d’avoir obtenu son permis de construire avant l’arrivée de l’équipe FN qui le lui aurait refusé.

Il faut savoir que M. Hiraux, en charge du logement, décide en pratique de l’attribution des permis de construire.

Plusieurs dizaines de familles antillaises se sont installées à Villers-Cotterêts dans les années 2000. Parmi leurs motivations : la tradition d’accueil et d’antiracisme de cette commune qui reçut le général Dumas en 1789.

Franck Briffaut, maire de la ville, a refusé de commémorer l’abolition de l’esclavage le 10 mai 2014, provoquant une réaction massive des associations et syndicats, à l’appel de l’association des amis du général Dumas et même un désaveu de son propre parti.

 

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