Alexandre Pouchkine (1799-1837)

Alexandre Pouchkine est, par sa mère, qui passait pour la plus belle femme de Moscou, l’arrière-petit fils d’un ancien esclave africain, Abraham Hanibal, le protégé du Tsar Pierre 1er, qui fut anobli et dont la famille s’allia aux plus anciennes de l’aristocratie russe.

Malgré les deux générations qui le séparaient de son glorieux ancêtre, Pouchkine avait hérité de ses traits africains et s’enorgueillissait de cette origine, peu commune pour un Russe.

Les traits négroïdes de Pouchkine lui valurent pourtant d’être rejeté par sa mère.

Réfugié dans la lecture, il commence à écrire des poèmes et il sera reconnu à vingt ans comme l’un des plus grands écrivains russes.

Bien que n’étant pas engagé politiquement, il fut regardé toute sa courte vie comme un trublion par les autorités russes, du fait de son amour de la liberté et de sa critique du servage.

Harcelé par un Français, Georges-Charles de Heeckeren d’Anthès, qui s’était fait fort de séduire sa femme, Pouchkine fut obligé, pour défendre son honneur, de le provoquer en duel, et il fut tué à 37 ans d’un coup de pistolet.

Pouchkine à 11 ans

Il a laissé un oeuvre immense, abordant tous les genres (poésie, romans, pièces de théâtre). Eugène Onéguine et Boris Goudounov ont été adaptés pour la scène lyrique.

Mozart et Saliéri a été adapté au cinéma (Amadeus).

Son premier souci avait été de rendre hommage à son arrière grand-père Abraham Hanibal dans un roman historique (inachevé), Le nègre de Pierre-le-Grand (1827)

 

 

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1 Contribution

  1. Joss Rovélas dit :

    Parfait !

    Ce sont ces informations historiques pertinentes et vraies qui nous permettent de lutter efficacement contre le racisme négrophobe français.

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