Association des Amis du général Dumas

L’association des Amis du général Dumas a été officiellement créée à l’initiative et sous la présidence de l’écrivain et cinéaste Claude Ribbe le 26 février 2006, à l’occasion du 200e anniversaire de la mort du général Dumas, pour relayer et soutenir le travail engagé par Claude Ribbe, à titre individuel depuis 2002 afin de faire émerger la figure du général Dumas dans l’histoire de France.

En 2002, Claude Ribbe avait publié un premier ouvrage sur le général Dumas et était intervenu auprès de la ville de Paris pour que le monument érigé en 1913 place du général-Catroux, détruit par les collaborateurs en 1943, soit réinstallé.

Ce monument formait un triangle avec ceux érigés en mémoire d’Alexandre Dumas, fils du général et de son petit-fils, Alexandre Dumas fils.

Claude Ribbe était intervenu officiellement au Sénat en prononçant une allocution à la mémoire du général Dumas, devant le cercueil de son fils, juste avant son entrée au Panthéon.

L’association a été déclarée au journal officiel de la République française du 5 août 2006 avec le but principal suivant:

« Faire connaître la vie du général Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie dit Alexandre Dumas (1762-1806), figure emblématique issue de l’esclavage, général républicain originaire d’Afrique par sa mère, né esclave à Saint-Domingue (République d’Haïti), mort libre à Villers-Cottterêts (Aisne) ; honorer et défendre sa mémoire, au regard notamment de ses origines africaines et de la condition d’esclave qui fut la sienne dans sa jeunesse, honorer et défendre la mémoire de sa famille : ascendants, descendants ou collatéraux.»

La première action de l’association a été de faire installer à Villers-Cotterêts le 26 février 2006, à l’occasion du bicentenaire de la mort du général Dumas, une plaque commémorative sur la façade de la maison où il est mort de chagrin, victime de la haine raciste de Napoléon le 26 février 1806, laissant une veuve sans ressources et un orphelin de trois ans qui devait reprendre le pseudonyme de son père – Alexandre Dumas – puis devenir l’écrivain français le plus lu dans le monde.

Le président Chirac ayant fixé en janvier 2006 au 10 mai la date nationale de commémoration de l’esclavage, la plaque apposée à l’initiative de l’association des amis du général Dumas a été désignée, conformément à la loi de 2001 sur l’esclavage et à son décret d’application, par le préfet de l’Aisne – en accord avec la municipalité de Villers-Cotterêts – comme le lieu de mémoire du département de l’Aisne pour la commémoration annuelle de l’esclavage.

Cette commémoration a été célébrée tous les ans à partir du 10 mai 2006 devant la plaque du 41 de la rue du général-Mangin en présence du préfet et de la municipalité.

La nouvelle municipalité (PS) élue à Villers-Cotterêts en 2008 a maintenu et amplifié cette tradition qui a été préservée pendant 8 années consécutives.

Le nouveau maire, Franck Briffaut, élu sous l’étiquette du Front national en mars 2014, a déclaré au journal L’Express le 16 avril 2014 qu’il romprait avec cette tradition le 10 mai 2014.

En réaction, l’association des Amis du général Dumas, après avoir vivement condamné l’attitude du maire FN de Villers-Cotterêts, a taxant de racisme, a annoncé dans un communiqué du 24 avril 2014 que – vu la défection de la municipalité – elle prendrait en charge l’organisation de la commémoration traditionnelle de Villers-Cotterêts qui entre de toute évidence dans son objet.

La prise en charge de la commémoration de Villers-Cotterêts par l’association des amis du général-Dumas le 10 mai 2014 à 11 h.

L’association a appelé dès le 24 avril 2014 à se réunir à 11 h le 10 mai 2014 devant la plaque commémorative du général Dumas, 41 avenue du général-Mangin à Villers-Cotterêts.

Elle s’est déclarée, comme l’exigent la loi et la réglementation – trois jours francs à l’avance – responsable de la manifestation tant auprès de la municipalité de Villers-Cotterêts, que de la préfecture de l’Aisne qui n’a pas vu d’objection à cette manifestation.

De nombreuses associations, collectifs d’associations et personnalités, tant locales que nationales (CM98, Crefom, cifordom, LDH, Mrap, Licra, Sos racisme etc.) ont répondu à l’appel de l’association des Amis du général Dumas qui a ainsi pris en chargé la responsabilité et la coordination de la commémoration, pour en assurer le bon déroulement et attribuer équitablement les temps de parole aux associations et personnalités présentes tout en veillant à ce que les associations et personnalités locales – en particulier les originaires d’Outre-mer de Villers-Cotterêts – soient mises en valeur.

Le monument et la manifestation de la place du général-Catroux

Suite à la demande de Claude Ribbe, futur président de l’association des Amis du général Dumas, le conseil de Paris, en juin 2002, a voté à l’unanimité une résolution tendant à installer un monument, place du général-Catroux à Paris, en remplacement du monument vandalisé pendant l’Occupation nazie.

Ce monument au général Dumas, évoquant l’esclavage par d’immenses fers brisés réalisés par Driss Sans-Arcidet, a été inauguré le 9 avril 2009 par le maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, aux côtés de Claude Ribbe, président de l’association, et de nombreuses personnalités de la majorité et de l’opposition, dont Victorin Lurel et George Pau-Langevin, futurs ministres des Outre-mer.

Le 10 mai 2009, l’association des Amis du général Dumas a pris l’initiative d’organiser tous les 10 mai, en collaboration avec la ville de Paris et la mairie du 17e arrondissement, une cérémonie commémorant la journée nationale de l’esclavage. Cette initiative a été approuvée unanimement par le conseil de Paris. A partir du 10 mai 2009, la mairie de Paris, la mairie du 17e, et l’association des Amis du général Dumas, ont ainsi célébré la journée de l’esclavage devant un large public populaire.

Tous les ans depuis 2009, le gouverneur militaire de Paris a accordé à l’association des Amis du général Dumas un détachement comprenant une musique militaire chargée de rendre les honneurs au général Dumas et – à travers lui – aux esclaves et à leurs descendants.

Le combat pour l’attribution posthume de la Légion d’honneur au général Dumas

Depuis 2002, l’association des Amis du général Dumas se bat pour que la Légion d’honneur, créée par Napoléon Bonaparte le 19 mai 1802 – la veille du rétablissement de l’esclavage – soit décernée au général Dumas, soit à titre posthume (après modification de la réglementation en vigueur) soit de manière symbolique, le Président de la République, grand-maître de l’ordre national de la Légion d’honneur, déclarant solennellement que le général Dumas est membre de droit de cette institution depuis sa création.

Le général Dumas a en effet reçu en 1798, en récompense de sa bravoure, un sabre d’honneur de Bonaparte à Alexandrie (Égypte) ainsi qu’en atteste un document acquis par le musée de Villers-Cotterêts grâce à l’intervention de l’association des Amis du général Dumas.

L’attribution de ce sabre d’honneur ouvrait de droit au général-Dumas, à condition qu’il en fasse la demande, l’ordre de la Légion d’Honneur à sa création.

Il est prouvé que le général a fait cette demande par une lettre de Murat de 1806 qui assure le général de son intervention auprès de Napoléon. Cette lettre est également conservée au musée de Villers-Cotterêts.

Mais Napoléon – qui avait mis le général à la retraite d’office et pris des arrêtés racistes le concernant et lui interdisant en principe de résider à Villers-Cotterêts – a refusé de faire droit à la demande légitime du général Dumas qui est le seul officier général divisionnaire français depuis 1802 à avoir été privé de toute récompense.

Les présidents de la République Chirac et Sarkozy, saisis à maintes reprises par l’association du général Dumas au sujet de la Légion d’Honneur, ont catégoriquement refusé de faire droit à cette demande, pourtant appuyée par les élus PS et UMP de l’Aisne et soutenue par une pétition ayant recueilli plus de 6000 signatures.

Fin 2011, l’association du général Dumas a écrit à tous les candidats déclarés à la présidence de la République pour leur demander quelle serait leur attitude, une fois élus, quant à la mémoire du général Dumas et en particulier quant à son admission dans l’ordre de la légion d’Honneur.

L’association n’a reçu qu’une seule réponse écrite : celle de Jean-Louis Borloo, lequel a déclaré qu’il répondrait ultérieurement, après examen du dossier, ce qu’il n’a jamais fait.

Cependant, jeudi 2 février 2012 Marine Le Pen, lors d’une conférence de presse où l’avocat Gilbert Collart présentait le comité de soutien de la candidate, a annoncé que si elle était élue présidente de la République, elle décernerait la Légion d’honneur à titre posthume au général Dumas. L’information, confirmée à l’époque par les journalistes présents, n’a pas été relayée dans la presse qui la jugeait, à tort, négligeable. Le refus du maire FN de Villers-Cotterêts de rendre hommage au général-Dumas lui donne, rétrospectivement, un éclairage particulier et souligne les ambiguïtés de ce parti.

 

Les actions menées individuellement par Claude Ribbe en faveur du général Dumas

Depuis 2002, l’écrivain et cinéaste Claude Ribbe a consacré une bonne partie de son énergie au général-Dumas qui est au centre de son œuvre littéraire et cinématographique.

Deux ouvrages biographiques sont essentiellement consacrés au général Dumas, dont Le Diable noir (Alphée, 2008, épuisé). Cet ouvrage a été adapté par Claude Ribbe en docu-fiction de 52′ coproduit par France télévisions sous le titre Le Diable noir (diffusion sur France 3 Paris Ile de France Centre en mai 2009 et sur France 2 en mai 2010) avec le comédien Stany Coppet dans le rôle du général Dumas. Le Diable noir est la seule oeuvre audiovisuelle jamais réalisée sur le général Dumas.

Claude Ribbe développe actuellement, avec le soutien de la région Picardie, Le général Dumas, un long métrage de fiction évoquant  la vie du général Dumas.

 

L’appel aux plus hautes autorités de a République française lancé par l’association des amis du général Dumas le 8 mai 2014

 

Le 8 mai 2014, l’association des Amis du général Dumas a lancé un appel aux plus hautes autorités de la République françaises – Président et Premier ministre – afin qu’elles réagissent à l’attitude du maire de Villers-Cotterêts en rendant officiellement hommage au général Dumas et annoncent des mesures concrètes pour sa réhabilitation, à l’occasion de la journée de commémoration nationale de l’esclavage du 10 mai 2014.

 

 

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1 Contribution

  1. SENOT dit :

    je considère que Napoléon est une tache terrible dans l’Histoire de France.
    Comment peut-on faire un modèle de ce personnage qui d’ailleurs n’était pas français. Son père d’origine génoise a payer, en Corse, pour obtenir un faux certificat de nationalité. Donc Napoléon -Bonaparte est un génois.
    Le comble de ses abominations fut son action à Saint- Domingue.
    Monsieur RIBBE, vous devriez aller plus loin dans votre objectif de détruire l’image de ce monstre.
    Il faut enrichir vos critiques de tout ce que cet personne a fait comme horreur.
    En vrac :
    – ce fut un mauvais général qui abandonna plusieurs fois ses troupes sur le front, ce qui relève du peloton d’exécution, comme par exemple en Egypte, ou lors de la retraite de Russie.
    – il falsifia plusieurs fois la vérité, ainsi il n’a jamais franchi le pont d’Arcole avec un drapeau en main. En effet, il est tombé à l’eau…
    Par contre vous devriez développer que l’histoire de France possède un très grand général, ami de Dumas et qui fut un vrai général de la Révolution : le Général Moreau. Il disposait d’une ferveur populaire qui faisait de l’ombre au génois. Ce dernier truqua le procès de Cadoudal pour éliminer Moreau. En glorifiant Moreau vous diminuerez d’autant le faux corse.

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