Christophe Colomb

Christophe Colomb n’est pas à proprement parler le premier Européen à avoir « découvert » le « nouveau monde », déjà abordé par des navigateurs vikings, bretons, basques et sans doute africains.

Mais il est le premier à avoir eu l’idée de s’en emparer et de massacrer les autochtones.

Colomb était génois. Fils de tisserand aisé, il étudie à l’université de Pavie.

Devenu marin, Colomb arrive au Portugal en 1476 et épouse en 1479 la fille du gouverneur de Madère, où l’esclavage des Africains a été mis en place depuis une trentaine d’années.

En 1484, Colomb, pour faire fortune, a l’idée d’atteindre les Indes par l’Atlantique. Le roi du Portugal refusant de le financer, Colomb se tourne vers Isabelle de Castille, reine d’Espagne, qui finit par accepter les conditions fixées par l’aventurier (anoblissement, titre de vice-roi de toutes les terres découvertes et 10 % des profits).

Parti avec 3 caravelles et 90 hommes le 3 août 1492, il atteint les Bahamas le 12 octobre et il y est accueilli amicalement par les Taïnos. Le 28 octobre, il accoste à Cuba. Le 6 décembre, il « découvre » Hispaniola (Saint-Domingue). Les 39 hommes que Colomb y laisse s’y conduiront si mal qu’ils seront tués par les Taïnos, dont le nombre est alors estimé à 1 300 000.

Reparti pour l’Espagne le 16 janvier 1493 avec des Taïnos à son bord, il  parvient au Portugal le 4 mars et en Espagne le 15 mars.

Colomb prépare une seconde expédition beaucoup plus ambitieuse et agressive. Le 25 septembre 1493, il quitte Cadix avec 17 navires, 1500 hommes dont 700 colons et 12 missionnaires. Il a également embarqué des chevaux et, naturellement, beaucoup d’armes et de poudre. L’idée est de créer des plantations de canne à sucre dans les grandes îles : Hispaniola, Cuba.

Début novembre, il aperçoit La Désirade, le 3 novembre Marie-Galante et La Dominique, où il débarque.

Le 4 novembre, il accoste en « Guadeloupe » (du nom d’un monastère Santa Maria de Guadalupe de Estremadura). Des Caraïbes, en pirogue, armés de flèches, tentent d’attaquer les caravelles. Ils sont criblés de balles depuis les bateaux.

Dans les jours qui suivent, il repart en direction d’Hispaniola (où il va rester 4 mois) et découvre Montserrat, Saint-Martin, Saint-Barthélémy (du nom de son frère).

À Hispanilola, Colomb, commençant un génocide qui fera 1 300 000 victimes, installe ses planteurs, met les Taïnos en esclavage et leur impose de trouver de l’or. Les récalcitrants sont massacrés.

En mai, Colomb atteint la Jamaïque.

Il repart en Espagne le 20 avril 1496 avec 500 Arawaks razziés. Les 300 qui arrivent vivants le 11 juin à Cadix sont vendus comme esclaves.

Colomb repart le 30 mai 1498 et s’approprie Saint-Vincent, la Grenade, Trinité, Margarita, le Venezuela.

Revenu à Hispaniola en août 1498, Colomb retrouve l’île, où il a laissé ses 2 frères, en proie à des luttes intestines. Un administrateur colonial, Francisco de Bobadilla, est dépêché depuis Madrid. Colomb, arrêté, est renvoyé en Espagne en octobre 1500, enchaîné dans la cale d’un bateau.

À l’arivée, Colomb passe quelques temps en prison. On le libère enfin, mais il est devenu un personnage de second plan. Colomb repart malgré tout en mars 1502. Mais il a été devancé par Nicolas de Ovando, embarqué officiellement un mois plutôt pour Hispaniola avec une armada de 30 navires et 2500 colons. Pour cette raison, Colomb ne jouera plus aucun rôle dans l’île où il n’a d’ailleurs plus le droit d’accoster.

C’est le nouveau gouverneur d’Hispaniola, Ovando qui, dès 1502, constatant que presque tous les Taïnos sont morts, décide d’importer des esclaves razziés en Afrique.

Le 15 juin, Colomb longe la Martinique, puis les côtes du Panama.

Rentré en Espagne en septembre 1504, il ne repartira pas et passera son temps jusqu’à sa mort (mai 1506) à tenter de faire valoir ses droits et de toucher les dividendes de ses expéditions.

A la mort de Colomb, sur les 1 300 000 Taïnos qui peuplaient Hispaniola à son arrivée, il en reste 60 000. Bientôt, les Taïnos auront disparu de cette île.

C’est le Florentin Amerigo Vespucci (1454-1512) qui comprendra que les terres découvertes forment un continent que le cartographe allemand Martin Waldseemüller baptisera en son honneur, en 1507, Amérique.

 

 

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5 Contributions

  1. José Diaz dit :

    De curiosité intellectuelle, point. C’est la cupidité seule qui a mû Colomb. Comme quoi nos crises actuelles ont des racines lointaines dans les marigots de l’esprit humain.

  2. Constance YOHOU dit :

    Merci, c’est très instructif !

  3. Frantz Jean dit :

    Encore merci pour l’éclairage ! Mais voici la question que je me pose : à part l’or qui était facile a trouver , pourquoi ce génocidaire a-t-il manifesté tant d’intérêt pour cet île, jusqu’à la « rebaptiser » du nom d’Hispaniola (petite Espagne) ? NB. Après son deuxième « baptême » : « St-Domingue » l’île reprendra d’ailleurs son nom d’origine : Haïti après la victoire écrasante des esclaves en révolte sur les troupes de Napoléon Bonaparte.

  4. Jean-Eric dit :

    Même si leur extermination n’a pas été planifiée, le génocide des amérindiens a été le plus abouti.

  5. FELIX-EDMOND dit :

    Génocidaire sans merci !

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