Georges Montandon

Georges Montandon est né à Cortaillod (Suisse) le 19 avril 1879.

Devenu médecin, sa négrophobie pathologique l’incite à voyager deux ans pour explorer l’Éthiopie (1909-1911) sous le prétexte de dénoncer l’esclavage. En 1919, il sympathise avec le mouvement bochévique, épouse une russe communiste, puis s’installe en France en 1925, où il sera naturalisé et où il trouvera un emploi au muséum d’histoire naturelle.

Devenu professeur d’ethnologie et d’anthropologie, disciple de Vacher de Lapouge, il se spécialise dans la classification raciale et publie l’Ethnie française en 1935.

Dès 1926, Montandon publie sans problème des articles racistes, comme L’origine des types juifs dans le journal communiste L’Humanité.

Après 1936, Montandon vire à l’extrême-droite et dirige la « commission ethnique » du parti populaire français.

Spécialisé dans l’antisémitisme pendant l’Occupation, et publiant des fascicules tels que Comment reconnaître le juif (1940), Montandon devient professeur d’ « ethnoraciologie judaïque ». On requiert à sa prétendue « expertise » dans les camps de triage (notamment à Drancy) pour déterminer, en cas de litige, qui est juif et qui ne l’est pas.

Selon les uns il aurait été abattu avec sa femme par la résistance à Clamart le 3 août 1944. Selon les autres, il aurait survécu à ses blessures, aurait été soigné par les Allemands et serait mort en Allemagne, à Fulda, le 30 août suivant.

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