Jacques Chirac : le bruit et l’odeur

Le 19 juin 1991, lors d’un meeting à Orléans, Jacques Chirac, alors président du RPR, époux de l’arrière-petite-fille d’Alphonse Chodron de Courcel, l’homme qui a partagé l’Afrique à Berlin en 1884, dans l’intention de se rallier les éléments extrémistes de la droite, tint des propos ouvertement racistes, négrophobes et xénophobes qui auraient pu justifier des poursuites pénales.

En prenant la précaution des ne pas les nommer, il s’en prit aux Africains du quartier de la Goutte d’Or à Paris – dans lequel Alain Juppé était élu – les accusant d’être polygames, inactifs, profiteurs du système d’allocations familiales. En outre, il n’hésita pas à jouer sur le mythe raciste de l’odeur des noirs , déclenchant l’hilarité de son public.

Cela n’empêcha pas Chirac d’être élu président de la République en 1995 ni d’être réélu en 2002 avec les voix de la gauche française contre Jean Marie Le Pen au motif que Chirac aurait incarné les « valeurs républicaines ».

En juillet 1996, Jacques Chirac devait signer la grâce de Véronique Akobé, qui avait tué son employeur violeur et se trouvait condamnée à 20 ans de réclusion.

Lire la vidéo sur Iphone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecrit par

1 Contribution

  1. Leonard Jolibois dit :

    Les élites médiatiques et politiques mobilisent toute leur énergie pour convaincre la France de la normalité de toutes les orientations sexuelles mais se moquent bien d’éradiquer les mentalités racistes dans ce pays. C’est pitoyable de constater comment des gens qui passent pour les plus instruits s’expriment, deux cents ans après le prétendu  » siècle des lumières ».

Ajouter une contribution