Jésus était-il noir ?

Jésus était-il noir de peau ? La question – âprement débattue – est presque aussi vieille que le christianisme, bien qu’ordinairement taboue en Occident. La raison en est simple : la Bible n’évoque absolument pas l’apparence physique de Jésus.

On sait que l’église d’Éthiopie, qui est l’une des plus anciennes institutions chrétiennes, vénère un Christ noir.

De nombreuses statues médiévales de la Vierge et de l’enfant les présentent tous deux avec la peau sombre. À Bastia, en Corse, le Christ noir est l’objet d’une vénération particulière.

L’introduction du christianisme en Afrique par les Portugais au XVe siècle, a conduit à des représentations locales d’un Christ africain.

Cette théorie, reprise en Haïti, notamment par un leader antiesclavagiste Romaine la prophétesse, était celle de la prophétesse congolaise Kimpa Vita, au tout début du XVIIIe siècle.

Pour le philosophe allemand Schopenhauer, Dieu était noir. Jésus aussi.

Plus récemment, Albert Cleage et Martin Luther King ont soutenu que Jésus avait un phénotype africain.

Et de nombreux experts s’accordent sur le fait que Jésus n’était probablement pas le blond-roux aux yeux bleus généralement représenté dans la peinture occidentale depuis les croisades, mais plutôt un homme à la peau plus ou moins brune.

En 2014 la série américaine de télévision Black Jesus, qui fait du Christ un gourou comique afro-américain vivant de nos jours dans la banlieue de Los Angeles – fumeur de marijuana, amateur de cognac, mais finalement assez attachant et plausible – a créé un malaise chez les bien-pensants.

La découverte, en 2015, de textes inédits et troublants relance le débat avec de nouveaux éléments.

Certains de ces textes, découverts près de la grotte de Qumran où, en 1947, avaient été trouvés les premiers manuscrits de la mer morte, et attribués aux Esséniens (mouvement mystique et religieux contemporain du Christ qui aurait pu l’influencer) décrivent l’apparence physique de Jésus, en précisant qu’il avait la peau beaucoup plus foncée que celle de ses parents (Joseph et Marie).

Ces documents ont été étudiés par une équipe de l’université de Tel Aviv animée par les professeurs Hans Shummer et Natanya Jeborah.

« L’enfant était de la couleur de la nuit » est-il écrit dans l’un des manuscrits. Un autre fragment confirme que « dans l’obscurité de la nuit, on ne voyait de l’enfant que le blanc de ses yeux. »

Ces textes inédits donnent une piste pour expliquer la couleur de peau du Christ : Joseph aurait eu un demi-frère dénommé Hamshet avec lequel il aurait eu des relations difficiles. La mère d’Hamshet aurait été une Africaine du nom de Melcha.

Les manuscrits insistent lourdement sur la ressemblance entre Hamshet et Jésus, au point de laisser penser que le véritable père de ce dernier ne serait pas Joseph, mais Hamshet.

D’un point de vue strictement religieux, la couleur de peau de Jésus n’aurait guère d’importance, si l’église catholique n’avait soutenu officiellement la mise en esclavage  des Africains pendant 385 ans, et n’avait été le ciment de la colonisation de l’Afrique aux XIXe et XXe siècles.

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  1. Tout se déroulait au coeur de l’Afrique ,c’est -à-dire en Nubie ,au bord du Nil et l’Afrique est Nègre .Cependant , la vraie image de Jésus est quelque part , soit en Espagne ou à Rome,à la rigueur en France.Alors , demandons-nous pourquoi l’Espagne avait apporté un Christ noir en Philippine à son invasion . Fouillant sous le Rocher de l’Histoire, on va trouver l’anguille….

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