Les Antillais tombés en Corse

À partir de 1802, plusieurs centaines d’Antillais – Guadeloupéens et Haïtiens – furent déportés en Corse sur ordre de Napoléon Bonaparte.

Ces déportés, qui généralement constituaient l’élite des Afro-descendants antillais, dont Mills, le premier Africain député, et de nombreux officiers supérieurs, furent installés sans vêtements et enchaînés dans un monastère d’Ajaccio reconverti en camp de nègres.

Les vestiges de ce camp sont toujours visibles.

Les déportés furent mis au travail, en plein hiver, et dans la neige, pour construire la route entre Ajaccio et Bastia (aujourd’hui nationale 193) dans la région très escarpée du col de Vizzavona, où ils furent également affectés au transport des grands arbres (pin laricio) de la forêt de Vizzavona (dont on se servait pour faire des mâts de bateaux).

La plupart des déportés sont morts aux cours de ces tâches épuisantes.

 

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  1. Joesac dit :

    Ce Bonaparte était un vrai criminel et un raciste notoire

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