Lynchage

Les exécutions sommaires pratiquées par une foule contre un ou plusieurs individus déclarés, sans jugement ou après un simulacre de jugement, coupables d’un crime ou d’un délit – réel ou imaginaire – ont existé dans de nombreuses civilisations européennes ou orientales.

La France a connu ce genre d’exactions durant les périodes troublées, en particulier durant la Révolution (massacres de septembre 1792).

Plus récemment, en 1870, le village de Hautefaye (Dordogne) a été le théâtre d’un lynchage probablement suivi d’actes de cannibalisme à l’encontre d’Alain de Monéys, un châtelain pris par erreur pour un Prussien.

Bien entendu, les exécutions sommaires racistes pratiquées par la foule dans les colonies européennes étaient très fréquentes.

Mais l’expression de « lynchage » proprement dite serait liée au juge de paix de Virginie (USA) Charles Lynch (1736-1796), résolu partisan des exécutions sommaires.

La pratique de la loi de Lynch ou lynchage s’est généralisée aux XIXe siècle dans les États racistes du sud des États-Unis.

Le lynchage est une pratique devenue systématique qui a surtout visé dans ce pays les Afro-Américains, généralement exécutés par pendaison.

Entre 1882 et 1951, aux États-Unis, près de 4700 lynchages auraient été officiellement recensés, visant pour la plupart des Afro-Américains (hommes, femmes et enfants) et en grande majorité dans les États du Sud.

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