Placide Louverture

Placide Louverture est le fils de Suzanne SIMON BAPTISTE. Il est né en 1781 avant le mariage de sa mère avec Toussaint-Louverture, qui le légitima et qui était peut-être son père biologique, bien que des auteurs affirment que le père de Placide s’appelait Séraphin Clère.

Quoi qu’il en soit, Toussaint le légitima, Placide le considérait comme son véritable père, un père dont il partagea les combats, avec le grade de commandant, puis l’exil.

Lorsque Toussaint Louverture fut arrêté et déporté le 8 juin 1802 sur ordre de Bonaparte, Placide et ses frères, Saint-Jean et Isaac, le suivirent.

La famille Louverture fut recueillie à Agen par Elisabeth-Bénédictine de Clairfontaine (née de Bologne) demi-soeur du chevalier de Sant-George, ce qui était en 1802 un acte de courage.

Elisabeth-Bénédictine, qui était ce qu’on appellerait aujourd’hui une femme libérée, a toujours soutenu son demi-frère, le chevalier, lui apportant secours et assistance.

Installée à Agen, elle a honoré sa mémoire après sa mort, en prenant soin des Louverture dont elle est restée l’amie.

Isaac s’est marié avec sa cousine Louise Chancy.

Saint-Jean Louverture, qui adorait son père, est mort de chagrin en 1804, après avoir appris son assassinat au fort de Joux.

Placide, d’abord emprisonné à la forteresse de Belle-Isle-en-Mer avec Jean-Baptiste Belley, obtint, sur intervention de sa mère, certainement appuyée par la soeur du chevalier de Saint-George, d’être envoyé en résidence surveillée à Agen.

Il tomba amoureux de Joséphine de Lacaze, née en 1798, originaire d’une famille de l’ancienne noblesse, fille de Joseph de Lacaze et de Pétronille du Parc, qui vivait au château du Parc, près d’Astaffort, un village des environs d’Agen.

Une circulaire raciste mise en place par Napoléon en 1803 (et non rapportée pendant une partie de la Restauration) interdisait les mariages entre Afro-descendants et le reste de la population  et Placide a dû demander une autorisation administrative au ministre de la Marine le 13 novembre 1816, qui va être refusée.

Il n’épouse finalement sa fiancée que le 16 mai 1821.

Ils auront deux enfants, Rose et Armand.

Placide est mort à Agen le 16 janvier 1841.

Des Astaffortais sont aujourd’hui apparentés à Placide Louverture, dont peut être le chanteur Francis Cabrel, originaire de cette commune de 2000 habitants, qui a tenu à exprimer ses convictions antiracistes dans sa chanson Des hommes pareils.

 

 

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1 Contribution

  1. Sylviane Rodrigues dit :

    J’aimerais savoir s’il existe un livre sur la descendance de TOUSSAINT LOUVERTURE.

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