Qu’est-ce que le racisme ?

Le mot racisme a été inventé en 1892 par l’écrivain (raciste) Gaston Méry, rédacteur en chef du journal La libre parole. Le mot (et l’idée) apparaissent dans le roman Jean Révolte.

Pour Méry, qui était fier de sa trouvaille, le racisme – expression de sa pensée – était une doctrine à encourager et non pas à dénoncer.

La chose, elle, fut rendue possible au 17e siècle par la doctrine d’Isaac La Peyrère, qui fut le premier à soutenir que les hommes n’avaient pas tous la même origine (et que par conséquent certains étaient moins humains que d’autres) doctrine développée par François Bernier qui fut le premier à affirmer l’existence de prétendues « races » humaines reconnaissables à la couleur de la peau.

Le racisme n’a rien (contrairement à ce que soutiennent les racistes) d’une réaction naturelle. C’est une attitude apprise dans les sociétés institutionnellement racistes et dont les principes sont transmis par la famille, par les médias et l’enseignement.

Qu’est-ce que le racisme ?

Une définition vicieuse, mais néanmoins très répandue en France, consiste à dire que le racisme serait l’idéologie affirmant à la fois que les « races » humaines existeraient et que des « races » seraient supérieures à d’autres. Dans cette hypothèse, pour que le racisme soit établi, il faudrait que les deux éléments soient réunis. Autrement dit : selon cette définition vicieuse, véritable prime à l’hypocrisie, une personne qui affirmerait que les « races » humaines existent, mais qu’aucune ne serait supérieure à une autre, ne serait pas raciste. On a même inventé le terme de racialisme pour exprimer cette nuance.

Cette définition est vicieuse, parce toute personne qui croit à l’existence de « races » est bien entendu portée à faire de la « race » à laquelle elle croit appartenir une « race » supérieure.

Bien plus, on pourrait dire que l’affirmation de l’existence des « races » est tout simplement une façon de se valoriser collectivement, ce qui est bien commode quand on n’a rien pour se valoriser à titre individuel.

Le racisme est une invention européenne et, plus précisément, française.

La France a une singularité dans sa législation pénale qui prétend sanctionner l’expression du racisme en paroles ou en actes.

La France – où l’affirmation de l’existence des « races » est inscrite dans la constitution – est en effet l’un des rares pays où l’on peut publiquement se vanter d’être raciste sans encourir aucune sanction.

On n’est puni que si l’on désigne un groupe particulier. Mais l’apologie du racisme « en général » est tout à fait légale.

On se doute pourtant qu’une personne à la peau claire exprimant publiquement qu’elle est raciste vise implicitement les personnes à la peau brune.

Car en fait, l’idéologie raciste vise essentiellement les hommes à la peau moins claire que les Européens.

Cela n’empêche pas la France de se singulariser encore en stigmatisant plus volontiers comme « racistes » les gens à la peau brune que les gens à la peau claire. Les lois françaises prétendument antiracistes ont pour effet pratique de permettre la condamnation de ceux-là même qui ont à souffrir du racisme et qui réagissent souvent sur le même registre parce qu’ils ont été provoqués.

De nombreux « spécialistes » français du racisme – dont il faudrait se demander s’ils n’en sont pas les propagateurs – se sont attachés à embrouiller autant qu’ils le pouvaient une définition pourtant très simple.

Le racisme est l’idéologie fondée sur l’affirmation mensongère – formellement démentie par la science – qu’il existerait des « races » humaines, reconnaissables à la couleur de la peau.

 

 

 

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